Le Blason 

Le blason de la commune représente un phénix couronné déployant ses ailes au dessus des flammes et la devise "eau et feu" symbolise les deux grandes richesses de la commune l'eau du Blavet et le feu des Forges.

Origine des noms

 La commune est consituée de quatre agglomérations:

  • Inzinzac autrefois Isnisac 
  • Lochrist de Locus Christis
  • Penquesten de pen (qui siginfie tête en breton) et Kesten (qui signifie châtaigne en breton se rapportant à la forêt de Trémelin.
  • Kerglaw ou la Montagne perchée sur les hauteurs de la vallée du Blavet et qui devient lieu d'habitation des ouvriers des Forges appelé alors la cité bleue.

Dès la préhistoire

Le territoire d'Inzinzac-Lochrist est habité par les celtes dès le Vème siècle avant J-C comme le prouvent les 7 haches celtiques mises à jour au 19ème siècle près du Hameau de Brangolo. Les Saints patrons d'Inzinzac Ste Geneviève, St Aubin St Pierre, St Eutrope et St Symphorien témoignent d'une  Christianisation précoce et de l'origine gallo-romaine d'Inzinzac. Inzinzac et sa trêve Penquesten font partie du domaine de Kémenet-Héboé avant d'être cité en 1327 parmi les fiefs du Léon.

Au 14ème siècle, l'île de Lochrist, appelé aujourd'hui île de Locastel, possède un prieuré qui relève de l'Abbaye de St Gildas de Rhyus et qui sera rattaché à Notre-Dame de la joie au 15ème siècle.

Au 17ème siècle , Inzinzac-Lochrist est victime d'une terrible épidémie de peste.

L'église d'Inzinzac construite entre 1070 et 1080 d'influence romane sera entièrement reconstruite en 1928 sur l'emplacement de l'ancien édifice réutilisant de nombreux éléments : colonnes et chapitaux romans du XIIème, la maitresse vitre du choeur du XVème...




Création des Forges

En 1860, Henri et Emile Trottier, ingénieurs à Angers décident de créer à Kerglaw (Inzinzac-Lochrist) une usine destinée à la fabrication du fer blanc pour les conserveries du littoral breton. Le village ouvrier, situé tout près de l’usine, permet de loger les familles issues. En 1882, les forges sont achetées puis modernisées par la Société Générale des Cirages Français de Paris, productrice de cirages, produits ménagers, encres…

Comptant plus de 1000 ouvriers à la fin du 19ème, l’usine va connaître en 1903 et en 1906 des mouvements sociaux importants avec 2 grèves insurrectionnelles qui dureront 43 et 115 jours. Entre 1912 et 1936, l’usine devient un centre sidérurgique moderne, avec la construction d’une nouvelle aciérie, de nouveaux laminoirs, la création d’une fonderie de bronze, acier et fonte… En plus des installations de l’usine, on compte des cités ouvrières, cité des contremaîtres, des ingénieurs, dispensaire, salle de fêtes… pour les familles et le personnel de l’usine : 3000 ouvriers en 1936.

Avec l’arrivée de la seconde guerre mondiale, les projets de modernisation sont interrompus. La pénurie de charbon, la destruction des bateaux… paralysent presque totalement l’activité de l’usine. Non touchées par les bombardements sur Lorient et les environs, les forges reprennent leur activité dès 1946. Dans les années d’après-guerre, les forges doivent faire face à une grande concurrence des autres sites industriels français. Un vaste programme de modernisation et entrepris entre 1952 et 1956, mais malgré tout, l’avenir de l’usine reste incertain.

C’est finalement en 1966 que le décret officiel de fermeture est prononcé, touchant plus de 10 000 personnes… Après une période de reconversion des ouvriers, de liquidation et de destruction d’une partie du site, les forges tombent dans l’oubli… Jusqu’en 1978, où l’Ecomusée, installé dans l’ancien laboratoire de l’usine, s’attache à conserver la mémoire de toute une population ouvrière aux racines paysannes.